blog

SOJA : ALIMENT SANTÉ OU DANGER ?


Ces derniers temps, les images choquantes dénonçant à juste titre la maltraitance animale dans certains abattoirs, nous poussent à essayer de trouver une autre source de protéines pour se substituer aux protéines animales que nous consommons habituellement.

Dès lors le soja, qui est une légumineuse, apparaît comme un substitut idéal mais je tiens à vous faire part de certaines réserves à son sujet afin que vous connaissiez les informations importantes avant de changer vos habitudes alimentaires.

Certes, le soja contient 35 % de protéines mais elles sont carencées en acides aminés soufrés et ne sont donc malheureusement pas équilibrées. Contrairement aux 18 % de protéines de l’œuf qui sont équilibrées de façon parfaite.

Une association soja + céréale ne pourrait donc remplacer un aliment protéique d’origine animale.

En Asie, ce n’est qu’à partir du 20e siècle que l’on consomme le soja, après avoir découvert que la longue fermentation ou la très longue cuisson détruisait en grande partie sa toxicité.

Ses facteurs de toxicité sont au nombre de cinq et sont les suivants :

  • Sa teneur élevée en facteurs anti-trypsinogènes, toxique pour le pancréas exocrine (celui qui produit les enzymes digestives) en le mettant hors-circuit, pouvant entraîner une mal-digestion sévère et aussi une cancérisation du pancréas si la consommation de soja est régulière sur le long terme.

  • Facteur antithyroïdien et anti-croissance.

  • Facteur d’agrégabilité plaquettaire (provoquant des coagulations sanguines).

  • Action stéatogène au niveau hépatique et donc entraînant des dépôts d’acides gras au niveau de foie.

  • Sa grande contenance en acide phytique qui inhibe la bonne absorption des oligo-éléments (particulièrement le zinc) et des minéraux.

De plus, les femmes enceintes et les nourrissons devraient éviter de consommer des aliments à base de soja cru ou non suffisamment cuit ou fermenté sous toutes ses formes (lait, yaourts, tofu…) parce qu’il est très riche en phyto-œstrogènes.

Par exemple, un bébé nourrit exclusivement au lait de soja reçoit en œstrogènes l’équivalent de cinq pilules contraceptives par jour, quantité énorme entraînant l’arrêt du développement du pénis chez le garçon et l’apparition de kystes aux ovaires dès l’âge de 8 à 10 ans chez les filles.

Pour toutes ces raisons, il est important de garder à l’esprit qu’il est préférable de consommer le soja avec parcimonie et de ne pas le considérer comme un aliment majeur et régulier de ses repas.

En outre, notre société de consommation étant ce qu’elle est, il n’est pas insensé de penser que tous ces produits à base de soja fabriqués par l’industrie alimentaire, qui ne recherche que le gain de temps et l’efficacité maximale dans tous ses processus pour toujours plus de rentabilité, ne soient jamais préparés de façon à être suffisamment cuits ou fermentés afin d’être sans risque pour notre santé.

Maintenant, pourquoi ne pas préparer un plat composé de soja de temps en temps, pour varier ses menus !

Nota bene :

Cet article ne concerne pas les pousses de soja ou haricots mungo (vigna radiata) qu’on surnomme le soja vert. Ce dernier ne pose aucun problème et on peut en consommer les pousses crues.

Il s’agit de deux espèces distinctes avec des qualités nutritionnelles et des modes de consommation différents.

Posts populaires
Archive
Suivez-moi
  • Grey Facebook Icon
  • Grey Google+ Icon
  • Grey Facebook Icon
  • Grey Twitter Icon
  • Grey Pinterest Icon
  • Grey Instagram Icon
  • White Facebook Icon
  • White Google+ Icon
  • icon-email-128
  • Icône social Instagram
  • Facebook Social Icon
  • Google+ Social Icon
  • icon-email-128